Dans la tête de Paulette

Désir d’enfant*

* ou pas…

Lorsque j’évoque mon envie de changement dans ma vie, la trentaine approchant, il arrive que mes interlocuteurs se posent – et me posent – la question-qui-brûle-les-lèvres : est-ce pour faire un enfant ?

Pour certains, je comprends vite le sous-entendu : la vie à Paris est tellement chouette que si tu veux en partir c’est forcément pour remplir le vide laissé par un tube digestif qui crie. Pour d’autres, il s’agit de l’évolution logique de la vie : tu es jeune, tu profites ; tu vieillis, tu ponds.

– Normalement, après avoir lu le paragraphe ci-dessus, vous avez compris la réponse à la question-qui-brûle-les-lèvres… –

Alors pour répondre franchement à la question – c’est plus facile de le faire ici qu’en vrai – je n’en sais rien. Je ne dis pas que je ne voudrai jamais avoir d’enfants mais là, sincèrement, je suis loin d’être prête à procréer. Si je veux partir de Paris, c’est avant tout pour améliorer ma qualité de vie, et cela passe par diminuer mes dépenses fixes (loyer, charges, alimentation, transports…) or, si j’ai bien compris en regardant ce qu’il se passe autour de moi, un enfant ne fait qu’augmenter les dépenses fixes – et apparemment, par un phénomène étrange, il en créé d’autres que tu n’avais même pas imaginées.

Bon, ça c’est pour le côté qualité de vie – argent. Il y a aussi l’aspect qualité de vie – temps pour soi. A Paris, le temps pour soi est vite réduit par le temps dans les transports, le bruit et l’effervescence de la ville et aussi parfois par la quantité de choses qui te sont proposées… J’aimerai avoir plus de temps pour moi et mon foyer avec Chat et Chaton (j’en parlerai plus tard mais pour l’explication, chaton est vraiment un chat). Si on ajoute à l’équation un mini-moi, bah, mathématiquement (et pourtant, ce n’est pas mon fort), le temps pour soi est réduit.

En plus de cela, qui, je vous l’accorde, est très pragmatique (or il parait que lorsqu’on parle de donner la vie, on est plus trop pragmatique), les enfants des autres ne me donnent pas envie d’en avoir moi-même. Je m’explique avant de me faire pugiler. Les enfants des autres sont super adorables et drôles. Ils sont coquins et intelligents. Ils sont beaux et c’est chouette de jouer avec eux. Mais, qu’est ce que je suis contente quand je les quitte ! C’est une gestion non-stop, H24, quotidienne et permanente. Je ne suis déjà pas capable de m’occuper de moi comme je le souhaite, je ne suis pas responsable, je suis bordélique et vraiment pas accro à la propreté. Je jure énormément, je dors encore plus. J’aime les plans à l’improviste et les voyages à organiser.

Je suis une enfant de 27 ans et sincèrement, j’aime ça alors pourquoi changer ?

  • posté le 24 septembre 2014

  • dans Blabla