Dans la tête de Paulette

On a volé le bras de Costentenus !

Lectrice de la revue Modern Art et Pop Culture Hey !, je suis avec intérêt leurs créations et associations. J’ai d’autant plus voulu voir l’exposition Tatoueurs/Tatoués au musée du Quai Branly que je savais qu’elle avait été scénographiée et réalisée par Anne & Julien de Hey !.

Or donc, quand je suis tombée sur le flyer du nouveau spectacle de la compagnie Hey ! dans ma librairie fétiche La Friche, je me suis empressée de réserver ma soirée d’hier.

Le synopsis ?

 » Dans un Tattoo Hall, une relique appartenant à l’histoire du tatouage disparaît… »

Dans une succession de numéros et d’apparitions, le public est emporté par une troupe imaginaire toute entière dédiée à la mémoire de Costentenus, l’un de ces « Grands Tatoués » qui se produisaient jadis dans les cirques, les spectacles forains et de rue, et dans le Music Hall. L’objet de l’adoration est ineffable : il s’agit, ô miracle !, du bras de l’idole, que la troupe a recueilli d’on ne sait où ! Or cette précieuse relique a disparu, et c’est le dévoilement des indices de cette disparition qui rythme le spectacle. ON A VOLE LE BRAS DE COSTENTENUS ! Spectacle vivant, commente d’un point de vue fantasmagorique la grande épopée du tatouage depuis le XIXème siècle et l’état d’esprit des grands personnages qui l’ont traversée. Le spectacle s’inspire également des mythes de cet art populaire, égrainant le spectaculaire de ses formes picturales, l’esprit flamboyant et cocasse de ses artistes pionniers et le caractère souterrain des milieux au sein desquels il naviguait.

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Et alors ?

Du cirque, du burlesque, du freak show. Un univers artisanal et magique qui forme une bulle temporelle soulignée par le chapiteau du Cirque Electrique le tout mené par un Monsieur Déloyal (sic) parfait. Le lien est maintenu entre la revue, l’exposition citée plus haut et le livre tiré de cette expo.

C’est un mélange de jeux d’ombre et de lumière, de danse, de tatouage, de superbes dessins découpés projetés sur une toile de fond. Du pôle dance et des tours de fakir également. Le tout sur fond d’orge de barbarie, de scie musicale, de gramophones.

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Bref, j’ai adoré malgré une trame scénaristique rapidement accessoire. C’est un spectacle bourré de bonnes trouvailles comme les joutes verbales ponctuées par le son d’une clochette d’hôtel tels les joueurs d’échecs.

Je vais continuer de suivre Hey ! et cie et je vous encourage à faire de même.

(les images suivantes sont tirées de cet article)

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