Dans la tête de Paulette

Partir en PVT avec Chaton

Quand nous avons décidé de partir nous expatrier, la question d’emmener Chaton avec nous ne s’est même pas posée. Nous avons décidé de prendre un chat il y a 7 ans, il vit là où nous vivons.

Pour autant, quelques questions sont à se poser lorsqu’on part en PVT au Canada avec un animal.

En amont

Le choix de la compagnie aérienne

En tant que PVTiste, nous bénéficions d’une seconde valise de 23kg offerte sur les vols Air Transat. Nous voulions donc prendre cette compagnie. Avec eux, les chats voyagent uniquement en soute (certaines compagnies proposent les voyages en cabine) pour la modique somme de 275$ (soit 202€ au moment de l’achat). Il faut appeler la compagnie une fois le billet de l’humain acheté. Il suffit de donner le code de réservation et de donner ses informations bancaires par téléphone (arg!!).
La réservation est uniquement modifiable jusqu’à 3 jours avant le vol.
L’enregistrement de la bestiole doit se faire 90 minutes avant l’embarquement.

La visite chez le vétérinaire

Il n’y a pas de quarantaine pour le chat au Canada mais ils doivent être vaccinés contre la rage et avoir un passeport international établit par un vétérinaire. La grosse blague pour nous est que Chaton DÉTESTE les visites chez le véto. La dernière fois que nous sommes allés voir un véto, elle avait dû sortir le gant en cuir de fauconnerie et appeler son assistante pour maintenir le fauve hystérique qu’elle avait devant elle.
Cette fois, (province aidant peut être), la véto a pris plus de 40 minutes pour l’examiner, répondre à mes questions et s’assurer que tout était en ordre.
J’angoissais énormément à l’idée de le faire voyager, il est un vrai trouillard dès qu’il y a un bruit un peu fort (aspirateur, cocotte-minute, camion poubelle), j’ai donc demandé à la vétérinaire des médicaments pour l’aider à dé-stresser (comment ça, il m’en faudrait aussi ?). Elle a prescrit des calmants naturels Zylkene à lui donner avant et après le voyage et du Feliway à asperger partout.
Chaton a fait son petit tour du propriétaire  et tout le monde est reparti heureux. Le tout pour la modique somme de 133€.

Le transport

Chez Air Transat, la caisse de transport doit faire une certaine taille, la cage doit être assez grande pour que l’animal puisse se tenir debout, se retourner et se coucher.

Comme on voit sur le dessin, les dimensions sont très précises. Je me suis bien amusée à pourchasser Chaton dans l’appartement, un mètre à la main pour le mesurer de la tête à la queue… lui moins.
Il faut également fixer solidement un bol vide dans la cage afin que le personnel puisse donner de la nourriture et de l’eau à l’animal en cas de retard. J’ai toujours pas compris quelle nourriture… On a donc acheté un bol de voyage pliable (5,95€).

Le départ

Le transport jusqu’à l’aéroport

Nous avons prévu de partir le jeudi soir pour passer deux nuits à Paris avant de prendre l’avion le samedi matin. Il a donc fallu acheter un billet de train pour Chaton (7€). Pour une installation totale temporaire à Paris, j’ai également acheté une litière de voyage (10,10€). J’ai pris le reste de croquettes dans mon bagage à main, un drap avec nos odeurs et un jouet dans la caisse de transport et c’est parti.

De Paris à Montréal

Nous avons pris un Uber pour aller du centre de Paris à l’aéroport Charles de Gaulle. Comme indiqué lors de la réservation du billet pour le matou, il fallait arriver minimum 90 minutes avant l’embarquement qui a eu lieu à 10h10. Nous sommes arrivés un peu avant 8h, pile pour le début de l’enregistrement. Il a fallu remplir un document, coller des étiquettes diverses sur la boite et nous avons pu reprendre le chat avec nous pendant environ 1h avant de le laisser partir en soute. La caisse a été sanglée de partout pour éviter les ouvertures intempestives. Globalement, Chaton a été très calme, attentif à tout et sur le qui-vive mais pas un bruit, pas un miaulement.

Et l’arrivée ?

Je vais pas mentir, j’ai passé un vol horrible, je n’ai fait qu’attendre l’arrivée pour vérifier que tout allait bien pour lui. Je savais qu’il était le seul animal en soute (pas de meute de chien de chasse comme certaines personnes mal intentionnées avaient pu me dire la veille du départ). À l’arrivée, après avoir passé la douane et récupéré les valises, j’ai pu reprendre mon chat, toujours dans sa boite, bien calé au fond et une lueur de panique dans les yeux. Il a passé près de 15h dans cette boite entre le départ de Paris et l’arrivée dans l’appartement.

J’ai dû racheter une boite à litière et du stock de litière pour 39$ ainsi que des croquettes (7kg pour 69$). J’ai également acheté un semblant d’arbre à chat pour 37$. J’ai l’impression que les articles pour animaux ne sont pas donnés ici, en tout cas, plus chers qu’en France.

Maintenant, après une semaine de vie québécoise, il s’y fait plutôt bien. Il a pris l’habitude de dormir avec moi sous la couette, il ne l’avait plus fait depuis ses premiers jours avec nous il y a 7 ans. Nous sommes en rez de chaussée, il gratte donc comme un fou pour découvrir le jardin, il va falloir trouver une solution rapidement. Si jamais il doit devenir un chat d’extérieur, nous allons certainement devoir envisager l’assurance pour animaux, les frais de vétérinaires étant hors de prix en Amérique du Nord.

Un véritable changement de vie également pour lui que j’appréhendais vraiment et finalement, plus d’angoisse que de véritable souci. Bon, je vais pas recommencer de si tôt tout de même.

TOTAL de l’expatriation d’un chat : 457 €

4 commentaires

  1. Sophie dit :

    Article lu par moi-même Paulette ✔️
    Ça a été une sacrée épreuve pour vous deux on dirait… maintenant place à la sérénité et au plaisir ! Profitez en tant que le chauve n’est pas encore là 😉
    On se skype dès que possible pour que tu me racontes tes premiers jours de boulot plus en détails ! Je pense bien à toi de l’autre côté de l’Atlantique 🙂 Bisous !!
    Sophette

    1. Paulette dit :

      Merci pour le check ! ça fait plaisir.
      On se skype dès que tu peux !

  2. Groucho dit :

    Quel défi ! Je pense que j’aurais été dans le même état que toi si j’avais eu un des monstres en soute. Tout est bien qui finit bien alors. J’espère que vous vous acclimatez bien. 🙂

    En tout cas, c’est très instructif comme article. Je transmets à ma sœur qui doit faire traverser l’Atlantique à toute sa meute.

    Et ce GIF sur le vétérinaire, j’adore ! 😀

    1. Paulette dit :

      L’acclimatation se fait tranquillement pour nous deux, j’affronte plus de trucs que lui on va dire…
      Ta sœur va s’installer où ? Elle a un chien il me semble c’est ça ?

      J’aime également beaucoup ce gif même s’il me semble qu’il s’agit de Remi Gaillard que j’aime beaucoup moins…

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