Dans la tête de Paulette

Passage éclair à Montréal et validation du PVT

Après autant de temps d’angoisse, d’attente, de préparatifs, de questionnement, ça y est ! Je suis (presque) Canadienne pour 2 ans !

Ayant reçu ma lettre d’introduction pour présenter mon passeport aux douanes Canadienne et obtenir mon permis de travail (PVT) le 3 février 2016, j’avais 12 mois pour faire les démarches. Je devais donc passer la douane avec l’ensemble des documents nécessaires avant le 2 février 2017. Chat ayant réceptionné cette même lettre en mai 2016, sa date buttoir était en mai 2017.

Nous avons donc décidé de passer quelques jours à Montréal en plein mois de Janvier pour ajouter ce permis de travail à notre passeport.
Départ samedi 14 janvier 2017 et retour le jeudi 19 janvier 2017. Le séjour fut court, intense, frais et n’aide pas à prendre son mal en patience avant le vrai départ.

 

 

Passage aux douanes

 

Pour valider le visa et obtenir le permis de travail, il suffit de déclarer à l’agent de douane à la sortie de l’avion que l’on est en possession de la fameuse Lettre d’Introduction. Nous sommes ensuite redirigés vers les bureaux de l’immigration auxquels il faut présenter cette Lettre, une preuve de suscription à une assurance PVTiste pour 24 mois (si elle est plus courte, le visa sera d’autant plus court) et une attestation de fonds prouvant la présence d’un minimum de 2500$ (environ 1800€) sur l’ensemble de vos comptes courants. Et bien sûr un passeport valide.

Nous avons fait le choix assez commun de l’assurance Globe PVT, elle est fiable et j’avoue que je n’ai pas cherché plus que ça à faire des comparatifs. L’achat a été fait le 4 janvier pour un départ le 14, au cas où. Le mail avec le contrat et la preuve à présenter à la douane était dans ma boite mail 5 minutes plus tard.
Pour la preuve de fonds, il a fallu un peu plus se battre, il faut apparemment montrer un document de moins d’une semaine. Nos banques étant toujours à Paris, nous avons dû prendre contact avec les conseillers, demander les documents, qu’ils soient préparés et expédiés dans la journée pour être réceptionnés jeudi au plus tard… ça n’a pas fonctionné, mais nous avions prévu un plan B, j’ai juste dû passer aux deux agences vendredi matin à Paris.

Tous les documents en poche, nous avons pu prendre l’avion samedi matin et nous présenter à l’agent d’immigration, une petite pointe appréhension dans le ventre (on sait jamais !)
Finalement, dans notre cas, il n’a même pas demandé notre preuve de fonds (forcement). Il a bien regardé la date d’expiration de l’assurance et a établi un permis de travail à la même date soit le 13 janvier 2019.

Au total, 40 minutes après être descendus de l’avion, nous avions nos PVT.
Nous avons pu récupérer nos valises sans problèmes avant de prendre le fameux bus 747 direction de centre-ville de Montréal et notre mini studio AirBNB pour 4 nuits.

 

 

Notre programme pour 4 jours

 

A part valider nos visas et quelques visites à nos amis, nous n’avions rien prévu. Nous étions libres comme l’air (a posteriori, quelques démarches supplémentaires auraient été nécessaires comme la création de nos « Numéros d’Assurance Sociale (NAS) » obligatoires pour tout un tas de démarches ultérieures).

Notre court séjour a donc été un ensemble de balades, de resto, de glandage dans AirBNB que nous avions sélectionné et de quelques repérages de notre futur quartier.
Nous avons refait des adresses de notre séjour il y a 15 mois comme le « Dinette Triple Crown« , un super restaurant de spécialité Québécoises. C’est bon mais très nord américain, beaucoup de gras, de friture et de viande.

Mais nous avons aussi découvert d’autres adresses comme « Chez Tousignant » une adresse pour manger des hot-dog totalement maison (de la saucisse au pain). Encore du gras, de la friture et de la viande, mais bon, c’est difficile de faire autrement quand on est au Canada.

Au programme également, le musée de la Pointe-à-Callière, le musée d’archéologie et d’histoire de Montréal. Nous n’avions pas eu l’occasion de le faire lors de notre première venue. Il est très abrupt et très scolaire dans l’approche archéologique. Nous avons eu un peu de mal à nous intéresser aux vieilles pierres des origines de la ville. Par contre, la visite commence par une mise en scène de 20 minutes sur l’histoire de la ville, des premiers habitants à la colonisation, de la première version française de la ville à l’arrivée des anglophones.

 

Et au retour ?

 

Après ces 4 jours sur place à affronter le froid québécois, nous avons eu un peu de mal à mettre pied sur le sol français. Tout d’abord parce que le froid français et les -5° sont insupportables après les -15° montréalais, mais aussi parce que nous avions eu l’impression d’enfin mettre le doigt sur notre projet des 12 derniers mois. Surtout pour ma part, après 7 mois de chômage à Besançon, j’ai vraiment visualisé la fin du parcours et l’aboutissement du projet… sauf qu’il n’était pas tout à fait pour maintenant…

Je n’ai pas eu l’occasion d’en parler ici mais l’après-midi de notre retour en France, j’avais un entretien d’embauche pour une société québécoise. J’avais reçu un appel la semaine précédente pour organiser une rencontre à Montréal, malheureusement, aux dates de mon voyage, la personne était à Paris (!). Le rendez-vous a donc eu lieu quelques heures après notre atterrissage. Pas tout à fait calée sur le fuseau horaire canadien, plus trop sur celui de la France, après 7h de vols et le stress de l’enjeu, j’ai passé 1h30 à faire la rencontre de… mes futurs employeurs !

Et oui, j’ai été prise et je suis donc en possession d’un visa de 2 ans pour vivre au Canada mais également d’un contrat de travail !
C’est complètement fou de se dire qu’avant même d’être sur place, le plus gros de challenge est déjà fait.

Par contre, je commence dans 2 semaines, le lundi 27 février.

  • posté le 9 février 2017

  • dans PVT

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